Façade d’immeuble haussmannien, balcons en fer forgé

Mis à jour le

Assurance copropriété en Île-de-France

Multirisque immeuble et responsabilité civile du syndicat

Courtier spécialiste de la multirisque immeuble, j’accompagne syndics et conseils syndicaux dans la mise en concurrence de leur assurance. Devis comparatif en 48 heures.

Être rappelépar Adrien Charlet

L’essentiel sur l’assurance de copropriété (en bref)

La multirisque immeuble (MRI) est le contrat qui assure un bâtiment en copropriété : parties communes, bâti et responsabilité du syndicat. Elle est souscrite par le syndic pour le compte du syndicat des copropriétaires, et financée par les charges.

Depuis la loi ALUR, seule la responsabilité civile du syndicat (et celle de chaque copropriétaire) est obligatoire ; la MRI complète reste facultative mais quasi indispensable. En tant que courtier neutre, Ivy Courtage ne vend aucun contrat maison : je mets plus de onze assureurs en concurrence pour le syndicat.

Cage d’escalier en colimaçon vue d’en haut

Pourquoi votre copropriété exige une assurance sur mesure

Deux copropriétés ne se ressemblent jamais. Structure juridique, bâti, gouvernance : autant de paramètres qu’un contrat standard ignore.

Syndicat et responsabilités
Le syndicat des copropriétaires est une personne morale dont la responsabilité peut être engagée. Une RC trop basse expose directement les copropriétaires.
Parties communes et privatives
Toiture, façades, halls, ascenseurs relèvent du collectif ; l’intérieur des lots, du privé. La frontière détermine qui indemnise quoi en cas de sinistre.
Résidence multi-immeubles
Une résidence de plusieurs bâtiments peut relever de syndicats secondaires distincts, donc de plusieurs polices. Un point souvent mal arbitré.
Syndic pro ou bénévole
Le syndic bénévole engage sa responsabilité sans les outils d’un cabinet professionnel. Un accompagnement courtier sécurise ses arbitrages d’assurance.

Le piège de la sous-assurance

Le risque silencieux d’une copropriété : un contrat en apparence valide, mais qui n’indemnise qu’une fraction du sinistre.

Vétusté contre valeur à neuf. En vétusté déduite, l’assureur retranche l’usure du bâti : le reste à charge pour la copropriété peut être considérable. La valeur à neuf, qui indemnise la reconstruction sans abattement, est l’un des points que je négocie en priorité. Pour un immeuble ancien ou haussmannien, je raisonne comme pour l’assurance d’un château ou d’une demeure historique : pierre de taille, charpente et savoir-faire d’artisans se chiffrent à leur coût réel.

Une sous-évaluation du bâti déclenche la règle proportionnelle (article L121-5 du Code des assurances), sauf clause contraire du contrat : l’indemnité est réduite dans la proportion du capital manquant. Des plafonds de RC trop bas, eux, laissent à la charge du syndicat tout ce qui dépasse le plafond.

S’ajoutent les exclusions pour défaut d’entretien : un sinistre lié à une toiture ou des canalisations laissées à l’abandon peut tout simplement ne pas être couvert.

Angle d’un immeuble haussmannien
Toits de Paris
Toiture, façades, halls, ascenseurs relèvent du collectif.

Que couvre la multirisque immeuble ?

La MRI s’articule autour de trois piliers. Le premier est obligatoire ; les deux autres font toute la différence entre un contrat de façade et une vraie protection.

RC du syndicat Pilier 1 · socle obligatoire
La seule garantie légalement obligatoire. Elle couvre les dommages causés aux tiers du fait des parties communes ou de la copropriété en tant que personne morale.
Dommages aux biens Pilier 2 · cœur de la MRI
Incendie, dégâts des eaux, événements climatiques et catastrophes naturelles, vol, vandalisme, bris de glace sur les parties communes et le bâti.
Frais et pertes consécutifs Pilier 3 · souvent sous-estimé
Frais de déblai, relogement, pertes de loyers (jusqu’à 3 ans), honoraires d’expert. La couverture qui évite que le sinistre n’en cache un second, financier.
Garanties de la multirisque immeuble
GarantieSocle obligatoireOptions recommandées
RC du syndicat des copropriétairesIncluseExtension RC mandataires et conseil syndical
Incendie, explosion, foudreIncluseDommages électriques aux équipements communs
Dégâts des eauxIncluseRecherche de fuite étendue, investigations destructives
Événements climatiques et cat-natIncluseEffondrement, mouvements de terrain étendus
Vol, vandalisme, bris de glaceSelon contratVandalisme des communs, vol de matériel technique
Frais et pertes (déblai, relogement, loyers)PlafonnéeRelèvement des plafonds, pertes de loyers 3 ans

Le périmètre exact dépend de chaque assureur et du règlement de copropriété. Mon rôle : comparer ces lignes une à une, là où les tableaux commerciaux se contentent d’afficher « inclus ».

Convention IRSI et recherche de fuite

En vigueur depuis le 1er juin 2018, la convention IRSI est un accord entre assureurs qui organise l’indemnisation et les recours pour les dégâts des eaux et incendies dans les immeubles. Elle s’applique quand les dommages matériels ne dépassent pas 5 000 € HT par local : jusqu’à 1 600 € HT (tranche 1), les assureurs renoncent aux recours entre eux ; de 1 600 à 5 000 € HT (tranche 2), une expertise pour compte commun évalue les dommages et les recours restent possibles. Au-delà, la convention CIDE-COP ou le droit commun prend le relais.

Depuis la révision applicable aux sinistres survenus à compter du 1er juillet 2020, la convention désigne l’assureur qui organise la recherche de fuite (celui de l’occupant, du propriétaire non occupant ou de l’immeuble, selon les cas) et la répute garantie par tout contrat couvrant les locaux : franchises et plafonds ne lui sont pas opposables, investigations destructives et remise en état comprises. Deux limites : la réparation de la cause reste exclue, et la règle ne joue que dans le champ de la convention (au moins deux assureurs adhérents, recherche de fuite jusqu’à 5 000 € HT par assureur). Au-delà, c’est le contrat qui décide : un point que je vérifie.

Le cadre légal que je maîtrise

  • Loi du 10 juillet 1965, article 9-1 (créé par la loi ALUR) : obligation d’assurance RC
  • Loi ALUR du 24 mars 2014 : assurance du syndicat et de chaque copropriétaire
  • Loi ELAN : modernisation du régime de la copropriété
  • Loi du 10 juillet 1965, article 18 : assurance de responsabilité civile votée en assemblée générale
  • Code des assurances, article L113-12 : résiliation à l’échéance, préavis de deux mois en règle générale
  • Convention IRSI (entre assureurs) : seuils 1 600 / 5 000 € HT par local, recherche de fuite réputée garantie depuis le 1er juillet 2020

Combien coûte une assurance copropriété ?

Ce qui fait le prix, là où la plupart des assureurs restent muets.

Il n’existe pas de barème public fiable. La tendance, elle, est à la hausse : le baromètre 2026 de Matera relève +16 % sur le poste assurance des copropriétés en 2025 (MoneyVox, 13 avril 2026). Le tarif réel dépend de la taille, de la sinistralité, de l’état du bâti, de la zone et des garanties. Chaque devis est établi après étude du dossier.

Facteurs de hausse

  • Sinistralité récente (dégâts des eaux répétés)
  • Bâti ancien, canalisations et toiture vétustes
  • Équipements collectifs nombreux (ascenseurs, parking)
  • Zone à risque (inondation, retrait-gonflement des argiles)
  • Locaux commerciaux en pied d’immeuble

Facteurs de baisse

  • Entretien régulier et travaux de rénovation récents
  • Absence de sinistre sur les dernières années
  • Détection de fuites et télésurveillance
  • Bonne mutualisation (nombre de lots élevé)
  • Mise en concurrence réelle de plusieurs assureurs
Passage cocher et cour d’immeuble

Exemples de sinistres et gestion

Chaque sinistre a sa logique d’indemnisation. Mon rôle ne s’arrête pas à la souscription : je pilote le dossier avec mon réseau d’experts d’assurés.

Dégât des eaux
Le sinistre le plus fréquent en assurance habitation. Convention IRSI jusqu’à 5 000 € HT par local, recherche de fuite réputée garantie dans ce cadre, puis CIDE-COP ou droit commun au-delà.
Tempête
Toiture, cheminées, façades endommagées. La garantie climatique et la base d’indemnisation (valeur à neuf) font toute la différence.
Chute de façade
Chute de pierre ou d’enduit blessant un tiers : la RC du syndicat est engagée. Plafonds et défense pénale à vérifier de près.
Incendie
Le sinistre majeur : reconstruction, relogement, pertes de loyers. C’est là que se révèle une éventuelle sous-assurance du bâti.

Pourquoi un courtier spécialiste plutôt qu’un assureur

Un assureur ne vend que son propre contrat. Un courtier spécialiste met le marché en concurrence pour votre seul intérêt.

Aucun contrat maison
Je ne porte pas le risque : je défends l’intérêt du syndicat, pas celui d’une compagnie. Neutralité totale dans la comparaison.
Mise en concurrence réelle
J’interroge plus de onze compagnies spécialisées et je compare garanties, plafonds et exclusions, pas seulement le prix.
Pilotage et défense
Mon réseau d’experts d’assurés et d’artisans intervient pour faire valoir vos droits au moment du sinistre, quand tout se joue.

De la prise de contact au contrat signé

Un processus structuré pour mettre votre copropriété en concurrence sans interrompre votre couverture.

  1. Échange initial

    Je comprends votre copropriété : nombre de lots, structure juridique, sinistralité, contrat en cours.

  2. Audit du dossier

    Analyse du contrat actuel, des garanties, des plafonds et des exclusions. Détection des trous de couverture.

  3. Devis comparatif 48 h

    Mise en concurrence de plus de onze assureurs et présentation d’un comparatif clair, prêt pour l’assemblée générale.

  4. Bascule et résiliation

    Après le vote de l’assemblée générale, je prépare la résiliation de l’ancien contrat, que le syndic envoie dans le délai de préavis prévu, et je fais démarrer le nouveau sans interruption de couverture.

Les erreurs qui coûtent cher

Les pièges qui font basculer un sinistre d’une indemnisation complète à un reste à charge pour les copropriétaires.

À éviter absolument

Sous-évaluer le bâti
Déclarer une valeur inférieure au coût de reconstruction déclenche la règle proportionnelle.
Ignorer la base d’indemnisation
Accepter la vétusté déduite sans le savoir alourdit le reste à charge.
Ne comparer que le prix
Le contrat le moins cher cache souvent des plafonds bas et des exclusions larges.

Les pièges administratifs

Négliger une résidence multi-immeubles
Une seule police sur plusieurs bâtiments distincts crée doublons et trous de garantie.
Laisser filer l’échéance
Le préavis se compte avant l’échéance (deux mois en règle générale) et l’assemblée générale doit avoir voté avant : sans calendrier, on rate la fenêtre de résiliation.
Oublier d’assurer son lot
L’assurance de l’immeuble ne couvre pas les parties privatives ni la RC personnelle.

Questions fréquentes

Tout ce qu’un syndic ou un conseil syndical doit savoir avant de remettre l’assurance de l’immeuble en concurrence.

L’assurance de copropriété est-elle obligatoire ?

Oui, partiellement. L’article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, créé par la loi ALUR du 24 mars 2014 et en vigueur depuis le 27 mars 2014, oblige le syndicat des copropriétaires à s’assurer en responsabilité civile, et chaque copropriétaire à assurer la sienne. La multirisque immeuble (MRI) complète reste facultative mais fortement recommandée, sauf si le règlement de copropriété l’impose.

Quelle différence entre la RC du syndicat et la MRI ?

La RC du syndicat est la seule garantie légalement obligatoire (dommages aux tiers). La MRI est facultative et bien plus large (bâti, parties communes, incendie, dégâts des eaux, climatique, vol, vandalisme). En pratique, presque toutes les copropriétés souscrivent une MRI.

Combien coûte une assurance copropriété par lot et par an ?

Il n’existe pas de barème public fiable : le tarif varie selon la taille, la sinistralité, l’état du bâti, la zone et les garanties, et se compare sur devis. La tendance est à la hausse : +16 % sur le poste assurance des copropriétés en 2025 selon le baromètre 2026 de Matera, cité par MoneyVox (13 avril 2026).

Qui paie l’assurance de la copropriété ?

Le syndicat des copropriétaires via les charges, réparti selon les tantièmes. Le syndic souscrit et gère le contrat pour le compte du syndicat.

Une résidence à plusieurs immeubles : une police par immeuble ?

Selon l’organisation juridique (syndicats secondaires ou entités distinctes), plusieurs polices peuvent être nécessaires. C’est un point souvent mal géré : j’audite la structure pour éviter les doublons et les trous de garantie.

Comment fonctionne la convention IRSI en cas de dégât des eaux ?

En vigueur depuis le 1er juin 2018, la convention IRSI, signée entre assureurs, s’applique aux dégâts des eaux et incendies dont les dommages matériels ne dépassent pas 5 000 € HT par local. Un assureur gestionnaire pilote le dossier ; jusqu’à 1 600 € HT, les assureurs renoncent aux recours entre eux. Au-delà de 5 000 € HT, la convention CIDE-COP ou le droit commun s’applique.

La recherche de fuite est-elle prise en charge sans franchise ?

Dans le cadre de la convention IRSI, oui : pour les sinistres survenus depuis le 1er juillet 2020, la recherche de fuite est réputée garantie par tout contrat couvrant les locaux, sans franchise ni plafond opposables, investigations destructives et remise en état comprises. La réparation de la cause reste exclue. Hors du champ de la convention (par exemple au-delà de 5 000 € HT de recherche de fuite par assureur), c’est votre contrat qui s’applique.

Que couvre la multirisque immeuble ?

Trois piliers : la RC du syndicat ; les dommages aux biens (incendie, dégâts des eaux, climatique et catastrophes naturelles, vol, vandalisme, bris de glace) ; les frais et pertes consécutifs (déblai, relogement, pertes de loyers jusqu’à 3 ans). Options : effondrement, dommages électriques, recherche de fuite étendue.

Faut-il assurer son lot en plus de l’assurance de l’immeuble ?

Oui. L’assurance de l’immeuble couvre les parties communes et la RC du syndicat, pas vos parties privatives ni votre RC personnelle. Chaque copropriétaire (occupant ou bailleur en PNO) doit assurer au minimum sa responsabilité civile.

Valeur à neuf ou vétusté déduite ?

En vétusté déduite, l’assureur retranche l’usure (reste à charge élevé). En valeur à neuf, l’indemnisation porte sur la reconstruction sans abattement (souvent dans une limite de vétusté). C’est l’un des points les plus déterminants, que je négocie en priorité.

Le syndic peut-il souscrire sans vote de l’assemblée générale ?

En principe, non. Pour l’assurance de responsabilité civile, la loi oblige le syndic à soumettre la décision de souscrire au vote de l’assemblée générale, à la majorité de l’article 24 (majorité des voix exprimées) ; si l’assemblée refuse, il peut alors la souscrire pour le compte du syndicat (article 18 de la loi du 10 juillet 1965). Le choix ou le changement de la multirisque se décide aussi en assemblée générale, à la même majorité faute de règle particulière. Le syndic exécute ensuite le contrat voté et gère les sinistres. Je prépare un comparatif clair pour faciliter la décision.

Que se passe-t-il en cas de défaut d’assurance ?

L’absence de RC du syndicat est un manquement légal qui engage la responsabilité du syndic ; en cas de sinistre non couvert, le coût retombe sur les copropriétaires via les charges.

Comment changer ou résilier l’assurance de copropriété ?

À l’échéance, dans le délai de préavis prévu au contrat : en règle générale au moins deux mois avant la date d’échéance (article L113-12 du Code des assurances). Les lois Chatel et Hamon ne s’appliquent pas : elles visent les contrats des personnes physiques en dehors de leurs activités professionnelles (articles L113-15-1 et L113-15-2), et le syndicat des copropriétaires est une personne morale. Le changement d’assureur se vote en assemblée générale, qu’il faut donc tenir avant la date limite. Je prépare le calendrier, les démarches et la continuité de couverture.

Comment comparer les assureurs MRI ?

Au-delà du prix : plafonds de RC, base d’indemnisation, franchises, exclusions, garanties différenciantes, qualité de gestion des sinistres. En courtier spécialiste, je mets en concurrence plus de onze assureurs avec une comparaison neutre.

Parlons de votre copropriété

Chaque immeuble est unique. Obtenez un devis comparatif sur mesure en 48 heures, prêt pour votre assemblée générale.

J’étudie personnellement chaque dossier.

Ligne directe06 63 92 62 00

contact@ivycourtage.fr60, rue de la Tourelle, 92100 Boulogne-Billancourt

Recevoir mon devis

Étude sans engagement et confidentielle.

Étude sans engagement et confidentielle. Réponse sous 48 heures ouvrées.